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Comment recruter à l’international?

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L’Amérique latine recèle un bassin de travailleurs spécialisés et susceptibles d’aider les employeurs québécois à combler leur pénurie de main-d’oeuvre.  Mais comment faire pour recruter des travailleurs étrangers? Tour d’horizon.

Pour bien des PME québécoises, l’embauche de travailleurs étrangers temporaires n’est pas seulement bon pour les affaires. Parfois, c’est aussi une question de survie.

Au cours des dernières années, des employeurs issus de tous les secteurs de l’économie québécoise ont eu recours à l’immigration pour continuer de croître.

Déjà nombreux dans l’industrie agroalimentaire, à titre de travailleurs saisonniers, les candidats latino-américains sont de plus en plus recherchés pour occuper des emplois spécialisés au sein de PME québécoises.

Et même s’ils parlent surtout l’espagnol, l’expérience des employeurs francophones a été très positive, rapportent-ils.

Les travailleurs latinos ont la cote

C’est le cas, notamment, de l’entreprise de machinerie lourde Rotobec inc. située dans la région des Etchemins. Depuis 2013, Rotobec emploie des machinistes et des soudeurs originaires du Costa-Rica afin de poursuivre son expansion.

La société de services-conseils en technologies de l’information, Systematix, de la ville de Québec, recrute de plus en plus de travailleurs en provenance du Brésil.

Ludia, une société spécialisée en conception de jeux vidéo, s’est tournée, entre autres, vers la Colombie pour combler son manque de professionnels qualifiés.

Bref, les professionnels latinos semblent avoir la cote auprès des employeurs québécois.


Comprendre les étapes du recrutement international

Les employeurs québécois en proie à une pénurie de main-d’oeuvre peuvent se prévaloir du Programme des travailleurs étrangers temporaires.

Voici les grandes lignes qu’un employeur pourrait devoir suivre dans sa démarche de recrutement à l’international. Celles-ci ont été tirées et adaptées à partir du site Web du Ministère de l’Immigration, la Diversité et l’Inclusion (MIDI) du Québec :

  1. Consulter le site Travailleurs étrangers temporaires d’Emploi et Développement social Canada pour prendre connaissance des plus récents changements relatifs à l’embauche d’un travailleur étranger.
  2. Démontrer que votre besoin de main-d’œuvre ne peut être comblé par de la main-d’œuvre disponible au Québec.
  3. Trouver un travailleur compétent à l’étranger prêt à venir travailler pour vous dans la Belle province, par exemple en participant à une mission virtuelle de recrutement.
  4. Obtenir une demande d’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT), à moins d’en être exempté.
  • L’EIMT permet de vérifier qu’un employeur n’a pas été en mesure de combler son manque de main-d’oeuvre avec un citoyen canadien ou un résident permanent au Canada.
  • Les employeurs recrutant des employés dont le métier figure sur la liste des 37 professions produite par le MIDI sont généralement exemptés de prouver des efforts de recrutement avant d’obtenir ​une EIMT. Les professions faisant partie du Programme de mobilité internationale sont exemptées d’EIMT​.
  1. S’assurer que le candidat choisi obtienne un Certificat d’acceptation du Québec, à moins qu’il en soit exempté.
  2. Sauf exception, il faudra ensuite effectuer les démarches auprès du gouvernement fédéral pour que le candidat retenu obtienne un permis de travail.

Un parcours d’obstacles

Certes, recruter à l’international peut être fastidieux et complexe.  Récemment, le journal Les Affaires consacrait un long reportage à ce sujet, et ce, tout en faisant ressortir que le recrutement à l’international est un parcours semé d’obstacles.

Néanmoins, avec le vieillissement de la population et les départs à la retraite, le recrutement à l’international est une tendance qui est vraisemblament là pour rester.

Si tel est le cas,  les employeurs québécois auraient peut-être intérêt à se familiariser davantage avec ce type de procédure.


Reynaldo Marquez
Avocat – Wellstein Mora Rodriguez International
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