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Le coworking au Québec

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Le 12 novembre dernier avait lieu, à l’Espace Koala, un premier déjeuner-causerie collaboratif développé avec L’Espace Niviti. L’événement, qui a été fait dans le cadre des semaines de l’économie sociale, a été un franc succès. Il a su rejoindre une vingtaine de personnes de différents milieux. On y retrouvait, comme participants, des propriétaires d’espaces de coworking, des entrepreneurs, des travailleurs autonomes, des personnes impliquées au sein de la ville de Québec et d’autres très actifs dans la promotion de l’économie sociale.

L’activité s’est déroulée en deux blocs. Le premier visait à mieux connaître les besoins des travailleurs autonomes et la situation actuelle du coworking. Le deuxième, quant à lui, visait à savoir ce qu’il manquait pour rendre le coworking plus cool et séduisant. Nous avions aussi une invitée spéciale qui était Sara Hilal de l’espace coworking Dokstation, à Montréal. Elle est venue nous partager, entre autres, l’expérience qu’elle a acquise en s’occupant de La Ruche, un espace de travail collaboratif, dédié à l’innovation sociale en France.

Je vous partage ce que je retiens des échanges, en 6 grands constats.

Les espaces de coworking ne sont pas juste de simples espaces de travail

Un espace de coworking favorise la création de nouvelles idées. C’est aussi plus qu’un lieu de rencontre, car vous pouvez avoir accès à une expertise variée en un seul endroit. Vous pouvez aussi briser la solitude, avoir une adresse postale et ainsi un sentiment d’appartenance à une communauté qui partage les mêmes valeurs que vous.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un emplacement tout de suite pour démarrer votre espace de coworking

Voilà un bon conseil pour les futurs propriétaires d’espace. Vous pouvez d’abord créer des occasions dans votre ville, comme des Jelly, pour rassembler les travailleurs autonomes et entrepreneurs qui veulent sortir de chez eux ou encore créer d’autres événements dans ce genre qui favorisent la collaboration. À force de le faire, vous allez réussir à trouver des gens qui partagent vos valeurs et qui vous aideront à mettre en place une telle initiative. C’est de cette façon qu’est né, en quelque sorte, l’Espace Koala. De plus, pour assurer le succès de votre espace, pensez à développer vos services en fonction des besoins réels des membres. En ce qui me concerne, par exemple, j’avais pensé à offrir une adresse postale aux membres réguliers de l’espace Niviti, mais j’ai attendu que l’on me le demande pour m’assurer que le besoin était là.

Le coworking manque de visibilité

Même s’il y a actuellement plusieurs événements pour faire la promotion de l’entrepreneuriat partout au Québec, peu mettent de l’avant des propriétaires d’espaces de coworking. Pour faire connaître davantage ce mouvement, les différents propriétaires d’espaces de travail collaboratif doivent se rassembler et collaborer ensemble pour inspirer d’autres à se lancer dans cette belle aventure. Aussi, le fait de s’entraider aidera à éviter de faire certaines erreurs.

Chaque espace de travail collaboratif est unique

Chaque endroit a sa propre identité. Que ça soit par son image, son ambiance, sa forme juridique, son modèle d’affaires, sa culture, son emplacement, l’énergie qu’il en dégage, etc.  Il y a, par exemple, des espaces qui occupent toute une bâtisse et d’autres qui sont hébergés dans des immeubles et qui donnent accès à plusieurs services. Il y en a aussi qui vont rejoindre uniquement des travailleurs autonomes et entrepreneurs et d’autres, des entreprises (bureaux fermés). Il est toutefois important de retenir qu’il ne faut pas s’éloigner des notions de base du coworking. L’endroit doit, entre autres, favoriser la collaboration et l’échange d’idées.

Les espaces de coworking n’ont pas beaucoup d’aide du gouvernement

La plupart des espaces de coworking, actuellement à Québec, sont développés par des entrepreneurs. C’est une bonne chose, mais semblerait-il que certains aimeraient quand même se sentir plus appuyés par le gouvernement. Des activités permettant de reconnaître leurs efforts, par exemple, seraient très appréciées. Une des personnes présentes à l’événement, travailleur à la ville de Québec, nous a toutefois rassurés que les dirigeants de la ville étaient au courant des différentes initiatives de coworking et qu’ils avaient un intérêt à les favoriser autrement. Des projets en se sens seraient même en développement.

Les travailleurs autonomes veulent travailler dans un espace qui reflète leurs valeurs

Ce que je retiens des échanges au sujet des besoins des travailleurs autonomes c’est qu’ils veulent travailler dans un espace qui reflète leurs valeurs. Si vous êtes un propriétaire d’espace de coworking, pensez à les mettre en avant-plan. Pensez aussi à créer une ambiance à leur image. Vous pouvez, par exemple,  ajouter de la musique et créer des occasions pour qu’ils puissent se connaître davantage. Offrez-leur aussi de la visibilité sur le Web, créez une communauté privée, comme un groupe Facebook, afin qu’ils puissent continuer d’échanger et partagez leurs besoins. De plus, même s’ils comprennent qu’un espace de coworking leur permet de briser la solitude, que c’est moins dispendieux et moins exigeant que d’investir dans la location d’un bureau à temps plein grâce à sa flexibilité, les travailleurs autonomes n’ont pas tous pris l’habitude de sortir de chez eux. Il faut les convaincre autrement en mettant en place des espaces qui sont à leur proximité.

Après tout : « Il faut travailler pour le NOUS, et le JE se portera bien »

À vous la parole maintenant. Vous gérez, occupez ou pas un espace de travail collaboratif,  j’aimerais bien connaître votre avis sur le sujet. Vos commentaires seront certainement très utiles pour d’autres.

A+

Kim Auclair
Présidente de Niviti et MacQuébec
kimauclair.ca
niviti.com

Cet article est tiré du blogue de Niviti