Le droit chemin n’est pas le seul qui mène au succès

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Loin d’être simple, quelques fois même chaotique, le parcours des créateurs d’entreprises n’en est pas moins fascinant. Pourtant, de très nombreuses personnes continuent de penser que le chemin des entrepreneurs à succès est une longue et belle route dépourvue du moindre obstacle. Or, la réalité est bien loin de cette vision fantasmatique. « Le droit chemin n’est pas le seul qui mène au succès » est une phrase tirée du livre de Sophia Amoruso, fondatrice de l’empire du e-commerce Nasty Gal. Cette entrepreneure qui, à l’heure actuelle, pèse plusieurs dizaines de millions de dollars représente à elle seule l’idée qu’un parcours anarchique peut mener, quand on y travaille, à un succès retentissant.

Cancres à l’école, ayant souffert de dépendances en tout genre, ou subit des échecs professionnels et même, un passage par la case prison, des dizaines d’hommes et de femmes reconnus pour leur succès sont pourtant bien loin de représenter l’image lisse à laquelle on serait tenté de les identifier.

Université, boulot, entrepreneuriat ?

Dans certains pays, je pense ici en particulier à la France, la réussite ne peut s’acquérir qu’avec un background bien précis. Cette façon d’exprimer les choses laisse, à force, croire aux gens que seuls de hauts diplômés, des employés ou employées de prestigieuses enseignes, ou encore des héritiers ou héritières peuvent accéder à la vision — quelques fois archaïque — que l’on se fait du succès. Or, le succès revêt de bien différentes significations. Premièrement, car chacun d’entre nous en a une perception distincte et personnalisée en fonction de son vécu, et deuxièmement, car il se cache bien souvent dans des endroits où on l’imaginerait impossible. Cette vision qu’il faudrait avoir un cursus universitaire en particulier pour oser entreprendre est, encore plus à l’heure actuelle, une véritable hérésie. Par ailleurs, penser que seul un chemin lisse et « respectable » soit la clé de la réussite professionnelle serait tout simplement renier les dizaines de success-stories mondiales que nous connaissons aujourd’hui et dont la principale force est justement ce parcours hors des sentiers battus.

Dans cette équation « université, boulot, entrepreneuriat », il existe également un mot très (trop) redouté : l’échec. Souvent perçu comme une tare, l’échec, bien que peu réjouissant à vivre, se trouve être pourtant une des principales composantes des parcours successful. Il est d’ailleurs LE seul ingrédient à permettre à l’entrepreneur ou à l’entrepreneure la remise en question et la recherche de solutions inédites afin de se remettre sur le bon chemin.

Peu importe le chemin, seule compte la destination

Tout comme le GPS le ferait si nous étions face à un obstacle sur la route, nous nous devons de recalculer quelques fois notre itinéraire. Ce « recalcul » n’est ni mauvais ni à craindre, il fait simplement partie du chemin. Consciemment ou non, l’entrepreneur est régulièrement dans cette situation où, la destination bien en vue, il se doit de modifier les paramètres de trajectoire. C’est précisément ce type de comportement qui a conduit de nombreux créateurs et créatrices au sommet de la montagne alors même que leurs chemins respectifs étaient semés d’embûches. 

Quel que soit votre parcours, si vous avez une idée bien précise de votre destination, celui-ci ne devrait en aucun cas être une excuse à l’inaction ou à l’immobilisme. La pire chose n’est pas votre parcours passé ou celui que vous devrez prendre pour réussir, non, la pire chose serait de ne pas monter dans cette voiture pour suivre votre voie. C’est à cette intersection précise, celle où vous avez le choix de faire fi du passé et de vous préparer aux possibles obstacles à venir, que vous devez prendre une décision. Car soyez certain et certaine d’une chose, peu importe le chemin, seule compte la destination. La vôtre !

Des parcours hors des sentiers battus…

Car bien souvent, des exemples valent toutes les preuves possibles, en voici quatre qui montrent à la perfection combien le parcours n’est qu’une donnée parmi d’autres sur le chemin de la réalisation de soi : 

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Sophia Amoruso — fondatrice de Nasty Gal. Dire que cette trentenaire a eu un parcours chaotique serait un euphémisme. Loin d’aimer l’école, qu’elle quitte très jeune, S. Amoruso s’est retrouvée à devoir manger dans des poubelles, à vivre dans des endroits que l’on peut qualifier sans aucun mal de sordides, pour finir par voler des marques… qui maintenant se battent pour travailler avec elle. 

Oprah Winfrey — bien avant d’être la femme de médias la plus puissante — a dû faire face à la cruauté de la vie. Abusée sexuellement depuis son plus jeune âge par des membres de sa famille, enceinte à 14 ans d’un bébé qui décèdera quelque temps après l’accouchement, et d’un point de vue professionnel, licenciée de son premier emploi de reporter, Oprah, que tout le monde connait et admire aujourd’hui, démontre de la manière la plus forte qui soit que le parcours n’arrête en rien celui ou celle qui se destine à emprunter un chemin hors du commun.

Steve Jobs — mythique créateur d’Apple. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, force est d’admettre que son nom évoque à lui seul le succès en affaires. Pourtant, son parcours n’a rien de simple. Abandonné par sa mère biologique pour être adopté à la naissance, on peut penser légitimement que sa vie aurait pu démarrer sous de meilleurs auspices. Cela n’a pourtant en rien empêché ce créateur de talent de fonder une des plus belles success-stories entrepreneuriales de notre siècle. 

Richard Branson — fondateur de Virgin et entrepreneur charismatique, vient pourtant de loin. Élève médiocre, en partie à cause de sa dyslexie, ce patron au génie manifeste aurait pu, comme un de ces professeurs le lui avait dit, finir en prison. Mais la persévérance et le besoin profond de créer de Branson ont changé la destination qu’on lui avait prédit.

Pour finir, et comme le disait si bien Steve Jobs : « Inventons demain plutôt que de passer notre temps à nous soucier de ce qui s’est passé hier ».

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Passionnée du monde des affaires, Isabelle profite d’être collaboratrice pour divers blogues et magazines pour promouvoir l’entrepreneuriat et les entrepreneur(e)s. Son objectif : aider les gens à être les architectes de leur vie. Elle travaille actuellement au lancement de sa propre maison d’édition qui verra le jour en mai 2017.
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