De quelle manière conserver l’énergie des vacances

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Qui dit « retour de vacances » dit « travail accumulé ». C’est un comportement particulièrement féminin que de vouloir à tout prix récupérer deux ou trois semaines de travail accumulé, sans compter les courriels, en quelques jours. Résultat ? Deux semaines plus tard, nous avons l’impression d’être rentrées de vacances depuis six mois et notre énergie est au plus bas. C’est ainsi que nous commençons à compter les jours qui nous séparent des prochains congés.

De quelle manière pouvons-nous conserver notre énergie tout en mettant nos échéanciers à jour ? Il ne faut pas croire que cela est simple, car tout le monde nous attend avec différents dossiers puisque le temps ne s’arrête pas, parce que nous avons du travail qui s’est accumulé… la vie continue !

Établir les priorités

Même si nous croyons toutes que cela « va de soi », lorsque la pression resserre son étau sur nous, nous oublions nos bonnes intentions et la logique des choses. En quelques heures seulement, tout nous semble urgent et, pour peu qu’un collègue nous demande un dossier spécial ou que la gestionnaire organise une réunion de trois heures, la journée si savamment planifiée tombe à l’eau.

Le meilleur moyen de voir le bout est d’établir une liste des tâches à accomplir et de respecter, autant que faire se peut, l’ordre de celle-ci. Sortir de notre tête les éléments qui nous stressent permet premièrement de visualiser et deuxièmement de libérer de l’espace dans notre cerveau. Très souvent, nous verrons que le nombre d’éléments est moins important que nous l’avions cru. Ou, au contraire, nous constaterons que nous aurons peut-être besoin d’aide ou que nous devrons demander des délais moins serrés, ce qui peut être possible. N’oublions pas que plus nous en donnons, plus on nous en demande.

Congédier le hamster

Lorsque nous sommes submergées par tant de travail, il nous arrive souvent de tomber dans une angoisse difficilement palpable qui nous conduit à imaginer le pire. Que se passerait-il si nous n’arrivions pas à tout remettre à temps ? Soyons assurées que le monde continuera de tourner quand même et qu’il ira beaucoup mieux si nous restons détendues et calmes, tout en étant efficaces. En congédiant le hamster de notre tête, nous pouvons nous apercevoir que le gros bon sens (GBS) nous a rassurées sur ce qu’il est humainement possible d’accomplir dans une journée… et sur ce qui ne l’est pas.

Le hamster se nourrit également de toutes ces minutes perdues à raconter aux collègues combien nous avons du travail, que c’est terrible, que nous n’y parviendrons jamais. Cette petite bête adore nous voir stressées et entendre nos misères, ce qui lui permet de créer de nouveaux scénarios encore plus sombres. Ainsi, lorsque nous sentons monter en nous des images non constructives, non aidantes et inutiles, il nous faut prendre un temps d’arrêt pour nous recentrer sur nos priorités.

Se recentrer et respirer

Même si nous avons plus de travail qu’il existe d’heures dans une semaine, nous devons prendre le temps de manger, de respirer et d’aller marcher dehors, ne serait-ce que quelques minutes, afin de revenir plus efficaces par la suite. S’acharner à la tâche, sauter un repas ou simplement négliger de se détendre diminue la qualité de notre rendement et ralentit nos ardeurs. En d’autres mots, nous devenons moins efficaces.

Prendre le temps de prendre le temps n’est pas du temps perdu, bien au contraire. Cela aussi, nous le savons, mais nous l’oublions sous le poids du travail accumulé. À cela s’ajoutent quelques éléments intéressants à considérer, et trop souvent ignorés, par exemple :

 

Inconsciemment

  1. Nous sentons-nous coupables d’avoir pris des vacances ?
  2. Nous sentons-nous indispensables ?
  3. Croyons-nous qu’il nous faut performer à tout prix pour nous prouver quelque chose ?
  4. Avons-nous peur d’être remerciées si nous ne pouvons respecter les délais ?
  5. Croyons-nous que nous perdrons l’admiration d’autrui si nous ne sommes pas parfaites ?

Autant de questions qui peuvent dormir en nous et qui contribuent à ces croyances malsaines qui nous poussent à nous brûler aussitôt rentrées de vacances.

Nourrir l’énergie des vacances

Afin de conserver cette belle énergie le plus longtemps possible, pensons simplement qu’une journée ne possède que 24 heures, et qu’il nous faut aussi manger, dormir et nous reposer pour être efficaces ; voilà un excellent départ. Par la suite, ne faisons pas de notre travail une question de vie ou de mort, cela nous aidera grandement. Restons centrées sur le présent et la tâche à effectuer à l’instant même et cessons d’anticiper et de nous projeter dans l’avenir d’une heure, d’une journée ou d’une semaine.

Suivons notre liste des priorités et, au fur et mesure, nous verrons le bout. Si nous avons besoin d’aide, n’hésitons pas à en demander, car nous avons le droit de prendre des vacances sans être obligées de nous tuer au travail une fois de retour. Des congés de maladie coûtent cher à un employeur, tout comme à nous-mêmes et à la société. Et n’oublions jamais : personne n’est irremplaçable.

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Chroniqueuse radio et télé, conférencière en entreprises, auteure de 15 ouvrages, directrice de collection chez Québec-Livres et coach d’écriture, Marthe Saint-Laurent possède des formations en rédaction française, en journalisme et en coaching. Expertises : la réalité des femmes, le bitchage et le harcèlement.
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Marthe Saint-LaurentParce que les relations interpersonnelles sont à la base du bonheur et d’une excellente santé psychologique et physique, Marthe Saint-Laurent, conférencière offre des conférences sur ses thèmes de prédilection : Comment développer l’harmonie au travail ? ; Choisir la solidarité féminine ; Comprendre les relations entre femmes au travail afin de modifier les comportements interpersonnels au sein de votre entreprise en vue d’optimiser vos objectifs de productivité.
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