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À Hauteur d’homme: une entreprise d’ébénisterie qui crée des cuisines sur mesure

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Beaucoup d’entrepreneurs vous le diront : c’est le désir de liberté qui les a poussés vers l’entrepreneuriat. Chez les créateurs, c’est la même ligne de pensée : il se doit d’avoir la liberté nécessaire afin de concrétiser sa vision. Sans détour. Louis-Philippe Pratte est le visionnaire derrière À Hauteur d’homme, une entreprise d’ébénisterie qui crée des cuisines sur mesure.

« Besoin de créer quelque chose en accord avec ses valeurs, sa vision, l’environnement, besoin de liberté, de se positionner. » L’entrepreneur avait des rêves plein la tête quand il a décidé de se donner les moyens de les réaliser. Mais le parcours d’entrepreneur est plein de défis et d’embûches, et ce, dès les débuts.

Faire tourner la roue

D’abord, le premier défi reste celui de démarrer. « Juste ça, selon l’entrepreneur, c’est énorme ». Énorme parce qu’il faut « faire tourner la roue qui ne tourne pas », engager le mécanisme. Il s’agit, selon lui, de croiser les doigts, puis de plonger dans l’inconnu. Rien de moins.

Aussi enseignant à l’UQAM en entrepreneuriat, il enseigne à ses étudiants la ténacité et la résilience nécessaires au démarrage d’une entreprise. « Sur papier, nous dit-il, tu travailles comme un fou, tu n’es pas payé, ce n’est pas logique. » Il soutient que c’est un métier qui doit venir du cœur : « c’est important pour contrebalancer l’exigence et la démesure du stress et du travail ».

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Trouver l’équilibre

Démarrer n’est pas facile, certes. Toutefois, l’entrepreneur a, pour sa part, rencontré les défis plus tard. En effet, le démarrage de son entreprise demandait peu d’implication, car celle-ci était petite et nécessitait peu de dettes et d’engagement. Mais avec la croissance est venu l’engagement, précise-t-il. 

Pour le moment, il voit la « 3e vague » d’un œil assez positif : « j’ai compris. La deuxième vague a été dure, il n’y a rien de garanti, dit-il. La croissance signifie plus de revenus, mais aussi plus de dépenses ». Bref, il faut trouver un équilibre.

S’enrichir dans l’apprentissage

« Quand tu te lances, tu te nommes. Personne ne te choisit, ce n’est pas comme un employé qui est sélectionné pour ses compétences. Tu avances naïvement, tu es confronté à tes faiblesses. Tu réalises que tu n’es pas le meilleur dans tout », explique Louis-Philippe. L’entrepreneur y voit une occasion de se mettre en danger. À travers l’essai-erreur, il y a quelque chose de très enrichissant, selon lui.

« Au fil des années, les bagages s’accumulent, je me sens plus solide. J’ai développé des forces intérieures, donc ça me sert bien ». Il constate aussi que tous ces apprentissages peuvent être transférés : « tout ce qu’on apprend, ce sont des qualités recherchées dans le marché du travail ».

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La persévérance ou rien

Pour le visionnaire derrière À Hauteur d’homme, la persévérance est une qualité obligatoire pour devenir entrepreneur. Sinon, « chaque difficulté risque d’être un problème, car il y en a tous les jours […] Ça prend de la drive, car c’est nous qui ramons, qui posons les actions […]. Moi, en tant que petite entreprise, je dois tout survoler. Si tu es monotask, oublie ça ! »

Il ajoute aussi la débrouillardise, la vision, l’ouverture et l’humilité, mais aussi l’ego : « il faut croire en soi ! On ne peut pas passer notre temps à s’excuser. Il faut accepter qu’on ne sait pas tout et pas trop se prendre au sérieux ».

Être utile

Ce qui rend l’entrepreneur le plus fier est sans contredit son projet en collaboration avec La Pastèque (une maison d’édition jeunesse) : des pupitres pour les enfants défavorisés. Même si le projet n’a rapporté aucun sou, il lui a beaucoup apporté en tant qu’humain : « J’ai l’impression que cette idée a eu un impact ». D’ailleurs, le projet sera reconduit !

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Un bon modèle d’affaires

Quand on lui parle d’avenir, Louis-Philippe nous parle de modèle d’affaires : « c’est étrange après sept ans, mais c’est pertinent et assez passionnant ». Pour lui, travailler son modèle d’affaires l’amène à se questionner : « Plus ça va, plus je réalise que tout se joue là ».

Pour la suite, l’entrepreneur est positif, car « beaucoup de choses sont réglées, donc on a le temps. Là, on va travailler chaque détail, jusqu’à la musique qui joue quand les gens viennent nous voir ».

Se perdre, prendre du recul et recommencer. C’est dans un apprentissage continuel que Louis-Philippe Pratte situe l’entrepreneuriat. Son entreprise, comme lui, se veut humble et surtout à la hauteur des valeurs fixées. L’environnement, au cœur de la mission, reste la pierre angulaire de chaque décision. Comme celle de garantir à vie leurs modèles de cuisine : « on est les seuls et c’est en totale cohérence avec notre travail et nos valeurs environnementales ».

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Hippie, geek et maman, Éveline est curieuse et touche-à-tout. En devenant maman, ce n’est pas seulement le mode de vie familiale qu’elle a embrassé, mais aussi le mode de vie « signé local ». Avec son mari, elle se lance en affaire à l’automne 2016 avec sa compagnie L’Atelier de Tennis, une école de tennis pour toute la famille, dans Lanaudière. Aussi enseignante, rédactrice et réviseure linguistique avec sa compagnie Le Scriptorium, elle réalise peu à peu que l’entrepreneuriat et le travail autonome sont faits pour elle. À travers ce blogue, enfin, elle pourra commenter la scène locale et vous inspirer à farfouiller les recoins du Québec afin de découvrir le « fait au Québec ».
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Signé LocalLancée en décembre 2015, la plateforme SignéLocal.com est la vitrine du Fait au Québec. Le site Web, dont le but premier est de faire rayonner les entreprises ayant des produits de qualité et comme valeur la fabrication locale, regroupe déjà plus de 230 entreprises membres, partout en province.
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