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À la découverte du monde à travers l’entrepreneuriat

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Global Entrepreneurship Training Masterclass 2017 – Curitiba – Brésil

Du 13 au 17 mars derniers se tenait le Global Entrepreneurship Training Masterclass à Curitiba, au Brésil. J’ai pris part à cette rencontre qui rassemblait des intervenants en démarrage d’entreprise de partout dans le monde. Durant une semaine, nous avons échangé sur les meilleures pratiques en formation pour les entrepreneurs. Des conférenciers, auteurs, formateurs, coaches en démarrage d’entreprise, entrepreneurs et professeurs universitaires ont pris part aux échanges afin de nourrir le débat sur l’état de l’éducation entrepreneuriale en 2017.

En tant que formateur et coach en démarrage d’entreprise, j’ai tiré de cette expérience une richesse incroyable, autant au plan professionnel que personnel. Si cette rencontre se voulait d’abord une mise à jour sur les méthodes pédagogiques en entrepreneuriat, elle nous a également permis de mettre en place une communauté internationale de pratiques en éducation entrepreneuriale.

L’éducation entrepreneuriale est, pour moi, une passion qui devient parfois une fixation, voire une obsession. J’ai donc été heureux d’apprendre que je partageais cette obsession avec des gens du Kazakhstan, du Mexique, de la Tunisie, de l’Espagne, de l’Allemagne, de la Russie, du Kenya, de l’Ukraine, de la Serbie, de l’Afrique du Sud, de la Dominique, de l’Argentine, de la Grande-Bretagne, de la Mongolie, du Mozambique, et j’en passe !

Il ressort de cette expérience que l’entrepreneuriat est un élément commun à toutes les nations, doté d’un immense pouvoir rassembleur et mobilisateur. À travers toutes les cultures, des gens travaillent à former et à accompagner des entrepreneurs afin que leur projet d’entreprise voie le jour et connaisse du succès. Ils sont animés de la même flamme que moi pour leur profession d’accompagnateur en démarrage d’entreprise. J’ai eu la chance de partager des moments très forts avec eux !

Bien que je sois revenu au Canada depuis quelques semaines, je me sens encore habité par le bonheur de cette expérience. J’y ai fait la rencontre du monde à travers l’entrepreneuriat. Cette aventure m’a permis d’aller à la rencontre de mes aspirations profondes. C’est pour cette raison que je vous partage aujourd’hui mon récit de cette aventure unique. Voici donc le merveilleux récit d’un accompagnateur en démarrage d’entreprise, à la rencontre du monde !

Sao Paulo : Le sandwich au qeijo

C’est après un vol de 10 h en provenance de Toronto que j’ai fait la rencontre de notre pays d’accueil pour le colloque : le Brésil. Je ne le savais pas encore, mais j’allais tomber follement amoureux de ce pays, de ses gens et de ses entrepreneurs.

Mon vol venait d’atterrir à Sao Paulo pour une correspondance vers Curitiba, la ville du colloque. Bien qu’on m’ait préparé à l’unilinguisme portugais des Brésiliens, j’étais bien certain d’arriver à me faire comprendre minimalement en anglais. Eh bien non ! Pas du tout même !

Lors de cette correspondance, j’ai acheté un sandwich au qeijo, sans même savoir ce que j’allais manger. C’est à ce moment que j’ai choisi de télécharger quelques applications de traduction en portugais. Ça allait m’être indispensable pour mon séjour. En passant, du qeijo, c’est du fromage. Et j’en ai mangé du qeijo durant mon séjour, croyez-moi sur parole !

Voyage entrepreneuriat 1

Bonjour Curitiba ! La valise perdue et la gentileza brésilienne.

Une fois atterri à Curitiba, la ville du colloque, j’ai réalisé que j’avais oublié de récupérer mes bagages lors de ma connexion. J’avais été beaucoup trop préoccupé par mon sandwich au qeijo pour me soucier de mes valises. Elles étaient donc restées dans le tourniquet à Sao Paulo. Je vous dirais qu’on se sent assez mal à l’aise lorsqu’on comprend qu’on se trouve à plus de 400 km de ses sous-vêtements ! Ça vous laisse assez inconfortable. On se rappellera ici que je n’ai aucune notion de portugais. Imaginez donc toute la difficulté que j’ai eue à gérer cette histoire de valises perdues.

Justement, c’est cette histoire de valises perdues qui m’a permis d’avoir mon tout premier contact avec la gentileza brésilienne (gentillesse brésilienne). Les employés de l’aéroport ont été d’une gentillesse exceptionnelle avec moi. Avec beaucoup de bonne volonté et plusieurs mimes, nous nous sommes finalement compris ! Je sentais leur empathie et leur désir sincère de m’aider. Je ne le savais pas encore, mais c’est précisément de cette gentileza que j’allais tomber amoureux au cours de mon séjour. Cette gentileza est profondément ancrée dans la culture brésilienne. Leur adage est gentileza gera gentileza; la gentillesse engendre la gentillesse.

PHOTO gentileza

Épuisé par cette aventure de valises perdues et mes 18 heures de vol et de correspondances, je suis tombé de fatigue dans mon lit, telle une grand-mère qui aurait fait un marathon. Le lendemain matin allait débuter une formation intense qui allait changer complètement ma perspective de l’entrepreneuriat, mais ça non plus, je ne le savais pas encore.

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Du Brésil à Israël, en passant par l’Afrique du Sud !

C’est donc le 13 mars au matin qu’a débuté le colloque du Global Entrepreneurship Training. Des gens de tous les pays étaient réunis dans le but de se mettre à jour sur les dernières avancées en matière d’éducation entrepreneuriale.

Comme dans tout colloque, l’événement a débuté avec un temps de réseautage dans l’espace à petit déjeuner. Ce genre d’environnement m’est très familier, donc je me suis tout simplement faufilé et j’ai amorcé la conversation avec d’autres participants.

C’est alors que j’ai littéralement été frappé de l’intérieur. Ce que je vivais était surréaliste. En quelques minutes, j’avais parlé à des intervenants en démarrage d’entreprise de trois pays différents, alors que je n’avais même pas encore terminé mon premier café ! Pouvez-vous le croire ? C’était à la fois une sensation merveilleuse et une surcharge cognitive. J’essayais d’assimiler d’un seul coup toutes les particularités des programmes et les réalités économiques locales de ceux que je rencontrais. À la fois émerveillé et sous le choc, je venais de réaliser que je n’étais pas dans un déjeuner de réseautage usuel. Je venais plutôt de joindre une communauté internationale dont la mission est la même que la mienne : aider les entrepreneurs. Je venais de faire la rencontre d’éducateurs à l’entrepreneuriat animés des mêmes aspirations que moi, des éducateurs qui viennent des quatre coins de la planète. C’était un moment merveilleux, porteur, privilégié. J’en ressens encore le bonheur que j’y ai vécu.

Durant une semaine, nous allions apprendre à nous connaître dans nos forces, nos faiblesses, nos motivations et nos limites. Nous partions tous à la rencontre de l’autre à travers l’entrepreneuriat !

La rencontre de l’entrepreneuriat brésilien

La formation a débuté avec la présentation des données les plus récentes sur l’éducation entrepreneuriale. Puis, ont suivi quelques témoignages d’entrepreneurs locaux.

On se rappellera ici que mes notions de portugais sont nulles. Bien entendu, il fallait que je sois le seul participant dont le casque de traduction était défectueux. C’est là que j’ai compris que j’allais devoir faire beaucoup de mimes durant tout mon séjour au Brésil pour être compris. Le portugais m’a paru franchement très loin de l’anglais, du français ou même de l’espagnol. Il n’y avait rien à faire, j’allais devoir mimer pour m’en sortir !

C’est à ce moment que l’exceptionnel s’est produit ! L’un des entrepreneurs locaux a choisi de faire sa présentation en anglais, dans un anglais impeccable d’ailleurs. J’étais surpris, considérant que ce n’est pas la norme au Brésil. Cet entrepreneur se nomme Gustavo Fuga. Il a lancé 4YOU2, une entreprise qui vise à apprendre l’anglais aux Brésiliens. Le concept est à la fois simple, innovant et très pertinent pour le marché local. L’idée est d’inviter des étrangers de langue maternelle anglaise à venir l’enseigner sur place.

Donc, le modèle est le suivant : des gens acceptent d’aller enseigner l’anglais au Brésil et reçoivent en échange une pension pour leur séjour. Les étrangers vivent une expérience riche, immersive et gratuite, alors que les locaux bénéficient d’une formation linguistique. C’est donc un échange gagnant-gagnant qui remplit une mission très importante sur le plan social : apprendre l’anglais aux locaux et créer des liens à l’international.

Ce moment a été très précieux pour moi, parce qu’il m’a fait réaliser toute la puissance de l’entrepreneuriat. À peine arrivé au Brésil, la veille, j’avais pu constater l’unilinguisme des locaux. Ce matin-là, je constatais que l’entrepreneuriat était déjà en train d’agir sur cet unilinguisme. L’entrepreneuriat local avait misé sur cette réalité et était en train de la solutionner avec un modèle d’affaires adapté qui, en boni, offre l’opportunité aux gens de créer des liens à l’international.

S’il est vrai que je suis amoureux de l’entrepreneuriat depuis l’âge de 16 ans, on peut dire qu’à ce moment précis, j’ai eu un second coup de foudre. Encore bien plus fort que le premier, ce deuxième coup de foudre a pris la forme d’une contemplation de l’entrepreneuriat. Je m’émerveillais de constater que l’entrepreneuriat est le carburant humain, social et économique d’une nation. Au cœur d’une société, l’entrepreneuriat émerge pour adresser les problèmes, les embûches ou encore les insatisfactions des gens, et ce, à la façon locale et par des locaux. J’étais ému lors de la présentation de Gustavo. Je le trouvais beau comme personne, comme humain, comme entrepreneur. La dimension communautaire de l’entrepreneuriat m’a parue indiscutable. J’ai senti que l’entrepreneuriat était, en quelque sorte, l’autodétermination d’un peuple.

À la rencontre du refuge insolite des entrepreneurs locaux

Deux des journées de formations se tenaient dans un incubateur local. Le problème, c’est que je ne le savais pas. Ayant en main l’adresse où je devais me rendre, je ne m’étais pas posé davantage de questions sur l’endroit. En bon touriste, j’ai simplement pointé du doigt l’adresse du prospectus au chauffeur de taxi. Un adorable monsieur d’ailleurs, la gentileza brésilienne en personne. Je me suis donc laissé conduire et j’ai admiré le paysage, en bon touriste ! Au moment de régler ma course, j’ai commencé à m’obstiner avec le chauffeur, car j’étais certain qu’il m’avait conduit au mauvais endroit. Ça ne pouvait pas être ici. Alors, imaginez un peu la scène ! C’était un mélange de mimes et de portugais massacré auquel s’ajoutaient beaucoup d’émotions et de confusion. Il était hors de question que ce chauffeur me laisse seul à cet endroit insolite. J’avais peur pour ma sécurité.

Photo incubateur

Soudainement, j’ai compris ! Il s’agissait d’un incubateur, tout s’expliquait maintenant. Les entrepreneurs se retrouvent toujours dans des endroits insolites. C’est leur signature. Puisque c’est le cas à Montréal, pourquoi serait-ce différent à Curitiba ?

À ce moment, je me suis senti chez moi instantanément. Cet endroit nouveau et insolite m’a soudainement paru très familier. C’était un sentiment de revenir chez moi, mais à l’étranger. En me retrouvant dans un milieu entrepreneurial, je me sentais à la maison. Mon insécurité venait de tomber. Je me suis mis à sourire et à chercher les entrepreneurs. J’étais profondément heureux. Le chauffeur de taxi était, lui aussi, très soulagé. Croyez-moi ! Bref, tout le monde était content !

Ce n’est pas une expérience commune. Je n’avais jamais eu ce sentiment d’être chez moi à l’étranger. Ce moment a consolidé ma relation avec l’entrepreneuriat. À plus de 8 000 km de chez moi, j’avais l’impression de connaître les lieux et les entrepreneurs qui s’y trouvaient. J’ai senti une proximité avec eux. Nous partagions quelque chose de fort qui allait bien au-delà de la langue, de la culture et du fait que j’étais un gringo (étranger) qui portait des culottes courtes. En passant, les Curitibains ne portent pas de culottes courtes. Jamais !

Des accompagnateurs en démarrage, lâchés lousse dans Curitiba !

Ma rencontre de l’entrepreneuriat brésilien m’avait laissé dans un état de plénitude par rapport à mon rôle de formateur et de coach en entrepreneuriat. Je me sentais pleinement à ma place, plus que jamais auparavant. La discussion que j’avais eue avec Gustavo m’avait conduit à des réflexions plus profondes et je ressentais soudainement une forme de paternalisme envers les entrepreneurs que j’accompagne. Comme si soudainement, je venais de m’engager pleinement à aider chaque entrepreneur à déployer son plein potentiel.

En d’autres mots, j’étais heureux. Heureux de faire cette profession. Heureux d’avoir la chance de faire ces rencontres qui alimentent mon engagement à aider des entrepreneurs à se réaliser. Heureux de devenir un peu plus l’accompagnateur que je suis profondément.

La formation se poursuivait, tout comme les échanges entre les participants. Les discussions s’intensifiaient et des liens d’amitié se tissaient. C’était un moment absolument exceptionnel.

Puis, est venu le moment où on nous a tous lâchés lousse dans Curitiba !

Lors d’une activité, on nous a donné le mandat d’élaborer un nouveau programme d’aide pour les entrepreneurs locaux. Pour vous mettre en contexte, les accompagnateurs en démarrage d’entreprise sont des gens très passionnés, intenses et qui font leur métier avec conviction. Il faut vraiment les côtoyer pour comprendre.

Un tel mandat a donc eu l’effet d’une bombe parmi les participants. Nous nous sommes animés et dispersés en petits groupes, parcourant dans tous les sens Curitiba, une ville que nous ne connaissions pas du tout !

Dans mon équipe, nous étions six intervenants provenant de six pays différents : Tunisie, Kazakhstan, Dominique, Allemagne, Brésil et, bien entendu, Canada.

Nous sommes donc tous partis à la rencontre d’entrepreneurs locaux. À l’aide de notre accompagnatrice locale qui parlait le portugais, nous avons réussi à faire connaissance avec un grand nombre d’entrepreneurs. Nous les avons questionnés sur leur projet d’affaires et les embûches qu’ils ont rencontrées lors de sa réalisation. Le mélange des expériences professionnelles et des points de vue de chacun de mes coéquipiers a fait en sorte que nous avons élaboré un modèle d’aide vraiment intéressant.

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Malgré le fait que nous venions tous de pays différents, nous partagions une compréhension commune de l’entrepreneuriat et des problématiques qui en découlent. J’ai été très surpris de constater que nous avions une grille d’analyse semblable et que nous en arrivions tous aux mêmes conclusions. Malgré nos différents parcours professionnels, nos formations académiques spécifiques et nos différences culturelles, nous avions un consensus. J’étais fasciné de constater que l’entrepreneuriat était un langage commun interculturel.

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À la fin de la journée, les accompagnateurs étaient brûlés, croyez-moi ! Au moment de présenter nos nouveaux programmes d’aide, certains se sont étendus par terre tellement la journée avait été intense. Moi et ma nouvelle amie tunisienne avions, quant à nous, réquisitionné l’un des rares fauteuils de la place, que nous avions converti en lit-minute pour l’occasion. Heureux de notre journée, et surtout des rencontres que nous avions faites, nous sommes allés à la douche et à la bière, bien entendu !

À la rencontre de l’autre 

Mon expérience du Global Entrepreneurship Training a été unique. Elle m’a conduit à rencontrer des professionnels du démarrage d’entreprise de partout dans le monde. Bien plus que de simples contacts d’affaires, ces gens ont représenté pour moi la rencontre de l’autre à travers l’entrepreneuriat. Une merveilleuse rencontre qui m’a profondément transformé.

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Si l’entrepreneuriat est un langage commun à toutes les nations, il est également un grand rassembleur des passions et un catalyseur d’initiatives internationales. Je suis amoureux de l’entrepreneuriat depuis les quinze dernières années, mais je dois vous avouer que j’en comprends réellement l’impact depuis moins d’un mois, c’est-à-dire depuis mon retour du Brésil.

Aller à la rencontre de l’autre à travers l’entrepreneuriat redonne espoir dans le potentiel de chacun de nous, notamment de son propre potentiel. Aller à la rencontre de l’autre à travers l’entrepreneuriat m’a personnellement engagé dans la construction d’un monde global et uni, fait de compréhension, de respect et d’amour pour l’autre. L’autodétermination des nations surpasse leur désir d’entreprendre. Au même titre, ce qui rassemble les nations, c’est également leur désir d’entreprendre !

Rio et les Cariocas

Avant de retourner à la maison, j’ai choisi d’aller visiter Rio de Janeiro. Avec tout ce que je venais de vivre lors du Global Entrepreneurship Training, on peut dire que j’avais besoin de quelques jours de vacances !

Je dois vous avouer qu’à première vue, Rio m’a paru être trop touristique à mon goût. Le décor contrastait avec Curitiba, cette ville authentique dont j’étais tombé amoureux. Il me fallait donc m’éloigner un peu de Copacabana et des Ginettes-en-trois-quart pour voir si je pouvais y trouver, là aussi, un Brésil authentique.

J’ai rejoint quelques-uns de mes amis du Global Entrepreneurship Training à Rio et nous nous sommes fait un plan de match pour visiter la ville et quelques parties de l’État de Rio. Nous souhaitions partir à la recherche du Rio authentique.

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Il nous a fallu peu pour retrouver ce Brésil authentique qui nous avait tant charmés à Curitiba. Nous avons fait la rencontre des Cariocas, ces natifs de Rio. Leur gentillesse nous a fait comprendre que la fameuse gentileza brésilienne n’était pas exclusive à Curitiba.

À plusieurs reprises, nous nous sommes perdus. C’était vraiment pathétique de nous voir ! Des touristes parmi les locaux, de vrais gringos ! Nous nous sommes même perdus dans une favela. C’est à ce moment que j’ai décrété unilatéralement que j’étais désormais le nouveau CSO : le Chief Security Officer. J’allais devenir le paranoïaque en chef qui protégerait le groupe jusqu’à la fin du séjour. J’en prenais l’engagement ferme. C’est ce que je fis avec brio et qui m’a valu le titre, à la fin du voyage, de papa du groupe.

Rio était magnifique. C’est une ville exceptionnelle avec des gens exceptionnels. Les paysages sont dignes d’une carte postale. Quand vient le temps de trouver un endroit pour savourer un coucher de soleil, il est difficile de choisir tellement il y a de points de vue magnifiques. De partout, le Cristo Redemptor veille sur nous. Une fois la nuit tombée, il s’illumine et on le voit de partout.

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Tout au long de notre voyage, nous avons réussi à nous faire comprendre des locaux qui ont pris le temps de nous aider du mieux qu’ils pouvaient. Lors d’un dîner à la Feira De São Cristóvão, il nous a fallu vingt minutes pour commander notre dîner. Le chef cuisinier est venu nous voir pour nous expliquer ce qu’on ne comprenait pas. Au final, ils étaient trois Cariocas pour servir quatre gringos vraiment perdus. C’était drôle, mais en même temps, très touchant. Je ne saurais vous dire pourquoi, mais encore aujourd’hui, je suis ému lorsque je vous parle de cette gentileza brésilienne. Elle est un élément central de ce voyage et la raison principale de mon coup de foudre pour le Brésil.

Adeus Brasil

Puis, est venu le moment difficile où j’ai dû quitter cet endroit exceptionnel qui m’avait charmé et fait vivre tant de choses. J’ai alors réalisé que je ne quittais pas seulement le Brésil, mais également des amis et une partie de moi-même. En deux semaines, j’avais eu le temps de m’attacher à ces gens qui avaient été mes coéquipiers lors de la formation et maintenant, mes covoyageurs. On avait partagé tellement de choses, en commençant par notre passion pour l’entrepreneuriat.

Maintenant, il était temps de remballer mes vêtements, mes souvenirs et mes apprentissages pour revenir chez moi où m’attendaient mon travail, mes collègues et mes clients que j’aime affectueusement appeler : mes entrepreneurs de mon cœur! J’étais émotif et très ému. Je me sentais plus heureux que jamais auparavant et en même temps, c’était une journée de deuil déchirante pour moi.

J’ai donc dit au revoir à mes amis et je leur ai fait un câlin. Puis, en bon introverti que je suis, je suis allé faire une dernière marche, seul, sur une plage de Rio. J’ai regardé les magnifiques montagnes à l’horizon. Il y avait un vent marin qui soufflait sur mon visage. J’ai ressenti tout le bonheur que j’avais pu vivre lors de cette aventure qui avait su consolider le meilleur de moi-même. Ému, j’ai dit adeus Brasil, eu te amo (au revoir Brésil, je t’aime) !

 

Photo adeus

 

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Jean-Philippe L’Écuyer accompagne quotidiennement des entrepreneurs du Québec, des provinces de l’Atlantique et de la Francophonie Canadienne en phase de démarrage d’entreprise.
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